Des effrois dévoyés

Aux errances délétères

Des jours où l'on s'enterre

On s'efforce d'aimer

   

Sourire d'effroyer

Plus écorché que vif

La fin où l'on se terre

On s'efforce d'aimer

 

Aimer jusqu'à ses fers

Dans l'alcool des jours

Ruer dans les brocards

Et la soie des toujours

 

L'aube est d'une haveur de suaire, blanche aube,

Clouée sur une porte à l'espoir des demains

Je n'ai plus dans le coeur, ni latence, ni chagrin,

Jusant d'un ciel de traine, du sable dans les mains.

 

Sophie