06 avril 2009
Se coucher sur le dos
Ne plus coucher de mots
Sur les papiers du temps
Attendre de savoirs
Se laver aux savons
Des lavoirs de Londons
Aux saucisses de Strass burg
Se coucher sur le dos
Ne plus brasser de mots
Et glisser dans l'éther
Des milliards délétères
Dilapident en heureux
Dispendent en euros
Et les tropiques,
Donnez les au cancer
Du haut des belvédères,
C'est bientôt la Pâque et je songe à Cendras, à New York, à la vie - cet inéfable gag - et je rêve de vous.
Sophie.
16 octobre 2008
Vous êtes des si belles
Brûlantes dans vos cris
Vos amour des amers
Vos amers sont des vies
Voudra t'on un jour ouir?
Les volontés d'y celles
Qui nous donnent la vie
L'espèrance demeure...
Je voyais jadis une ville lointaine
Elle nous semblait, en sa couleur,
Elle avait nos désirs, notre hâveur,
Blème, d'aimer, fière, d'aimer l'être...
Sophie.
15 octobre 2008
De vous émois
Des mois et Vous
Désirs des airs
Désert, soupirs,
Des envies, des voeux,
Des vies, des noeuds,
Vous, être, capitale...
01 octobre 2008
Sous ta peau : des mots...
Des maux doux sous l'émail
Des envies dans l'e-mail
Sous ta peau : des mots...
Sur ta peau : des tableaux
Des pleurs et sourires
Des ciels et des rires
Sur ta peau : des tableaux
Le ciel se vole de t'attendre
Je vis en ma maison
Sans espoir ni raison
Et demain c'est décembre.
23 septembre 2008
Que viva la muerte!
Jenni Tapanila, amour...
Débordée dès l'abord, à l'emblée des sabords
Amère à en périr, aimer à en souffrir,
Jouer, éperdue dans la lande
Les ajoncs de tes poils
Enjoués
Attendre l'aube, hâve exécutrice de rêves
Savoir que demain n'est pas une fin
Au jour se savoir envie
Demeurée
En vie.
19 septembre 2008
Dans l'attente.
Anna Tapanila
De vous à moi, de vos émois,
Naître que baptiste, une aube à naître,
De vos émois, de Vous m'émeut
La chaleur fraîche de votre voix,
La lame qui tremble au cou tendu;
De Vous et moi, perdue déjà.
Souvenances de Bracelonne,
D'Alger la blanche à Zanzibar.
Votre nom au fronton des colonnes
Le mien gisant sur les remparts
La vie s'écoule en attendant
En fascinante farandole
Le cou ployé, tendu au joug
J'attends, j'écoute, j'entends,
L'épanchement du temps
Soumis aux désirs de Vous.
Sophie.
31 août 2008
A tâtons les petons
Scandent les lumières vives
Conscientes lucioles
Chardons ardents
De Vous que n'ai je l'accorre
De Vous à naître
N'être que de Vous
Une trace sous l'estran
Une page sur l'île Vierge
Au demeurant, l'océan...
Deux yeux : un amer
Deux cieux : la mer
Une demeure, un continent...
A vous DVL,
Sophie.
02 août 2008
Je t'aime d'un, je ne sais quoi,
Je t'aime juste, comme l'écrit,
Ceux que je pousse, lorsque je t'ouïe.
Un an échu, mon amour neuf,
Blotti, voilé, comme dans un oeuf;
Je t'aime plus, parce que je t'ouïe.
Mon âme roulée dans une aube,
Défunte pâle, hâve guimauve,
Je t'aime plus, lorsque je t'ouïe.
Et j'apprendrai, sur le bout de tes doigts
Je t'attendrai, jusqu'aux fin-fonds de toi
Si le désir existe, et les soupirs inspirent...
Je t'aime et je veille, dans l'ennui
Je veille et t'aime, dans ma nuit
Je t'aime, encore, parce que je t'ouïe
Sophie.
08 juin 2008
Une aube neuve.
Pulse mon sang, rouge rivière
Plus je t'aime, plus je demeure
Demeurée en ta demeure,
Forte, farouche poulinière.
Je suis lasse des désirs de loin,
Lasse, sans laisse, lascive...
Belle de jour, aile témoin?
Tu me laisses et m'esquives?
Pour toi : les fleurs du safran,
Les rivages oubliés des dunes
Un corps mort, un port franc
La souvenance des hunes
On ne voit la mer qu'à l'approche des terres
On ne voit la mort qu'à l'accorre des jours
Je t'aimais à jamais et je t'aime toujours
Loin des distances qui nous atterrent
Sophie.
17 février 2008
Je te veux jusqu'au ciel
Et me voue à tes pieds
Je m'enchaîne éternelle
Et me meurs d'aimer
Il n'y a plus d'errances
Que des erres d'aimer
Des transes en déserrance
Des cieux vides sans vos yeux,
Sophie.










