08 juin 2008
Une aube neuve.
Pulse mon sang, rouge rivière
Plus je t'aime, plus je demeure
Demeurée en ta demeure,
Forte, farouche poulinière.
Je suis lasse des désirs de loin,
Lasse, sans laisse, lascive...
Belle de jour, aile témoin?
Tu me laisses et m'esquives?
Pour toi : les fleurs du safran,
Les rivages oubliés des dunes
Un corps mort, un port franc
La souvenance des hunes
On ne voit la mer qu'à l'approche des terres
On ne voit la mort qu'à l'accorre des jours
Je t'aimais à jamais et je t'aime toujours
Loin des distances qui nous atterrent
Sophie.
17 février 2008
Je te veux jusqu'au ciel
Et me voue à tes pieds
Je m'enchaîne éternelle
Et me meurs d'aimer
Il n'y a plus d'errances
Que des erres d'aimer
Des transes en déserrance
Des cieux vides sans vos yeux,
Sophie.
23 janvier 2008
D'en moi, pour toi
Dans les limbes, dans mes lombes
Je me nimbe, m'innonde
Adonne et m'abandonne
Je vais d'amble et m'immole
Aux désirs caracole
A l'eau vive de ton feu
Désert strié d'éclairs
Pulsars radiés, nova de toi
Avide et sidérale
Te cerner, toi, mon centre
Au ventre, le coeur accord
Encore, accorre du désir
A toi de naître entre mes bras.
Sophie.
22 janvier 2008
Soupirs
Sans trève, une brève, je rêve
Des espoirs fols de vos émois
De vos soupirs je m'inspire
Vos désirs me font expirer
Votre ventre, une vaste grève
L'espar de la langue, c'est moi
Alanguie et nue pour le pire
Vos indécences d'espérer
J'aime ce lierre qui enserre vos cuisses
Cette mousse qui moutonne à foison
A l'aurore du plaisir jusqu'à la déraison
Saisir jusqu'aux bribes de l'infime délice
Exotique est le sang de ces sursauts qui naissent
Le nessaim de l'orgasme que d'ultimes connaissent
Mystère d'une contrée qui n'appartient qu'à vous
Lorsque l'esprit s'envole le corps est à genoux
Sophie.
17 janvier 2008
De l'absurde du monde comtempler la rotonde
Son regard si veule se tordre en sa mapemonde
J'ai aimé à Berlin, sans croix ni banière
Barcelonne à vécu, cette étrange prière
Il souffle sur mon corps un lent blizzard.
J'aimais jadis.
La lune joue à la marelle des eaux en crue
La serrer dans mes bras l'étreindre toute crue
Jamais jadis.
Ici est un présent au mode impératif
Hâtif, il s'épanche, hâtif, il s'enfuit
Des nouvelles au bal des débutantes
Des marronniers d'un jour, rébutantes
Toujours est un jadis avec une autre voie.
Sophie.
25 décembre 2007
J'ADOOOOOOORE !!!
« On me dit que Sarko, se moque bien de nous
Qu'il ne nous donne rien et qu'il nous promet tout
Paraît que le bonheur est à portée de nain
Alors on tend la main et on se retrouve fou
Pourtant quelqu'un m'a dit... »
J'adoooooore, le coup de Louxor!!! Gnignol's band en virée au pays des Pharaons : Kouchner, un tier-mondiste, deux tiers mondains et Madame; Carla et les autres, tous les autres, (Donald, Mickey, Pluto)... Il se susurre qu'il n'y a que Riri, Fifi, et Loulou qu'elle ne s'est pas tapée, la bougresse! Le nain héraldique, Président de Son Etat, devait manquer au palmarès. L'expérience est ostensiblement enrichississante. Joyeux Noël.
Au fait, puisque le voyage est si pipole, j'attends avec avidité les images de la Ockrent en bayadère exécutant la danse des sept voiles sur "Walk like an Egyptian" des Bangles, ça devrait valoir son pesant de loukoum.
La B.O. c'est là.
http://www.wat.tv/audio/484973/bangles-walk-like-an-egyptian.html
Et je coupe, le son... Et je remets le son.
Il faudrait pourtant pas qu'ils nous prennent pour des chameaux de six semaines, il continue de se passer des choses dans l'hexagone. Notament que l'OIP (Observatoire Internationnal des Prisons) n'a pas eu d'orange dans son sabot, mais se fait sucrer 50 000 euros de subvention. (10 000 par Matignon et 40 000 par la mission interministérielle contre les drogues et la toxicomanie qui, quel hasard, dépend aussi de Matignon, source le Canard Enchaîné du mercredi 12 décembre 2007). Ces trublions, dont les travaux sont reconnus par le comité de prévention de la torture du Conseil de l'Europe, dénoncent avec une voix un peu lasse les suicides, tabassages en règle, absence de soin ou brimades qui font tout le sel de notre bel univers carcéral Français. Ce même CPT écorne un tantinet la France en relevant dans son rapport le cas d'un détenu ayant passé 19 ans au mitard, de jeunes gazés au lacrimogène en cellule et autres délicatesses (plus de deux cent cinquante points)... Ames sensibles s'abstenir.
Joyeux Noël aux taulards de France et de Navarre. Depuis l'ère Sarkozy, plus de souci. Circulez, y a rien à voir. Je n'oublie naturellement pas d'inclure dans ces voeux, les enfants et personnes en situation irrégulière qui passeront Noël en taule, pardon en rétention. Joyeux Noël aussi à ce boute en train d'Hortefeux, froide bise, si froide qu'il nous les br...
Et je coupe le son. Et je remets le son. J'adooooore les palaces à Louxooor!!! J'adooore.
Enfin je ne peux m'empêcher, en ce jour béni, de songer aux SDF qui ont tous des solutions de relogement mais qui s'obtinent curieusement à crever de froid sur des cartons ou des palettes.
Joyeux Noël au branquignol ex emmaus et à la petite amère des pauvres qui se reconnaîtra. Joyeux Noël également aux refoulés de Saint-Martin et de la rue de la banque et à tous les SDF ou ceux en passe de le devenir. Il y a aussi quelques travailleurs pauvres qui n'arrivent plus à payer leurs écrans plasma, leur GPS et leur facture de portable en ce pays malgré les efforts louables des officines de crédit revolving pour relancer la consommation des ménages. C'est moins la croissance qu'ils veulent ramener avec les dents, ces traitres à la patrie, qu'un steak, si possible de boeuf. Joyeux Noël, les fauchés.
J'adOOOOre regarder danser les gens autour du buffet, de ma terrasse au Louxoooor, j'adore, j'adore, j'adore.
Enfin, la fête ne serait pas complète si je ne souhaitais un joyeux Noël à Madame Laurence Parisot et au Medef, qui après un calendrier de l'avant copieux promet d'avoir de bien belles étrennes.
Et gageons que cette journée n'engendrera pas la mélancolie.
J'adooooore.
Sophie.
JOYEUX NOËL
"Christmas tied"par Teh Little skylark sur Deviant Art.
23 décembre 2007
Miroir.
"Aux rivages du désir
Aux rêves qui soupirent
Tels aspirent les rêves
Leur lot d'être inspirés"
Dans la moiteur de l'encens me bats
La chaleur pour toi de mes ébats
La couleur à tes joues quand tu t'ébats
Quand tu croules sous ce bât si sournois
Jouir de la vie, aimer encore
Ivre de ces espoirs
Qui des jours font de l'or
Jouir de la vie, aimer d'abord
Soutenue des espars
Qui sont ton corps
"Etendue sur la grève,
Eperdue, sans trève,
Ravie d'être conquise
Souvenances exquises."
Sophie.
21 décembre 2007
Pauvres frontières
"The shadow line" par Nercrodaimon sur Deviant Art
Ils sont sans nombre
Ils vont sans nom
Ils ont mon sang
Rouge, innocent
Ils n'ont pas d'ombre
Elle est si sombre
Du passif des passés
Ce sont des trépassés
Ils ont mon sang
Pourtant, ils vivent
Avec force, vivent
La terreur là-bas
La frayeur ici-bas
Ils ont mon sang
N'ont pas de papiers
Ils ont mon sang
Rouge innocent.
Sophie.
15 décembre 2007
Cousu décousu mais fait-main.
"Thinkin about" by LadYale
Je vis à vos genoux
Quand le temps est latence
Je danse la décadence
Frémissante de stress
J'ai connu tant de strass
J'ai vécu tant d'ivresses
Je succombe dans la nasse
Telle une succube en liesse
Sonne l'heure, où ce corps d'albâtre
Résonne de vos cris; un fleuve pour s'ébattre.
Ma langue est vif argent, je n'ai point de mercie
Fais fi de la pitié, achève jusqu'à la lie.
Ulysse tisse en silence, les argonautes se meurent,
L'espoir de Pénélope aux remparts d'Elseneur.
Lors des rêves d'y-celle
Logée dans la bocelle
Désirs de devenirs
L'envie de vos soupirs
Au zénith de vous.
Sophie.











